ESPAGNE
MARINA GINESTÀ, ICÔNE DE LA GUERRE CIVILE, S’EST ÉTEINTE
A 17 ans, elle est devenue le visage de la guerre civile espagnole. Cette Française s’est éteinte à l’âge de 94 ans.
La tête haute et les cheveux aux vents, elle se tient droite sur le toit de l’Hotel Colón de Barcelone, arme dans le dos. Cette image d’une jeune républicaine avait fait le tour du monde en 1936, année où elle a été prise, mais 70 années avaient été nécessaires pour identifier le modèle: Marina Ginestà, une Française alors âgée de 17 ans. Née à Toulouse de parents espagnols, elle avait traversé la frontière pour combattre les forces de Franco. «C’est une belle photo, elle reflète bien nos sentiments de l’époque. Le socialisme était arrivé, et les clients de l’hôtel étaient partis. Nous nous étions installés au Colón, nous mangions bien, comme si nous étions des bourgeois, racontait Marina Ginestà en 2008 à l’agence EFE, évoquant le cliché désormais célèbre de Juan Guzman. Certains disent que j’ai sur la photo un regard captivant. C’est possible, car nous vivions avec le mythe de la révolution prolétarienne et les images d’Hollywood, de Greta Garbo et de Gary Cooper.»
A son arrivée à Barcelone, Marina Ginestà a rejoint les Jeunesses socialistes, et servi de traductrice pour l’envoyé spécial du journal russe «Pravda», Mikhail Koltsov: «Nous étions journalistes, et notre boulot était de ne jamais affaiblir la morale, et nous prenions au pied levé le slogan de Juan Negrin: "Avec ou sans pain, résistons". […] Nous espérions gagner la guerre, que l’Espagne redeviendrait une République et que Franco serait fusillé», se souvenait-elle. Mais les forces de Franco avaient fini par l’emporter, contraignant les opposants à l’exil voire à la mort.
"NOUS PENSIONS QUE NOUS FINIRIONS PAR GAGNER LA GUERRE"
«[La mort] est le souvenir le plus terrible que j’ai de la guerre. J’ai vu une mère morte avec son enfant dans les bras… Ce souvenir me hante encore.» A la fin de la guerre civile, Marina avait quitté l’Espagne pour retourner en France puis en République dominicaine, où elle rencontra son premier mari après un bref passage par le Venezuela, explique la RTVE. Elle avait fui le pays en 1946, craignant le pouvoir du président Rafael Trujillo. Dans les années 1960, elle était revenue en Espagne après s’être remariée avec un diplomate belge.
«Nous avions le sentiment que la raison était avec nous, et que l’on finirait par gagner la guerre. Nous n’avions jamais pensé que nous finirions par vivre à l’étranger», racontait-elle en 2008. Elle se souvenait encore, sept décennies plus tard «des camarades qui sont restés, et plus encore de ceux qui ont été fusillés». Marina Ginestà s’est éteinte le 6 janvier.
Affichage des articles dont le libellé est BLOGROLL. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BLOGROLL. Afficher tous les articles
lundi 13 janvier 2014
dimanche 9 décembre 2012
LA STATUE DE LA LIBERTE
La construction de la Statue de la Liberté
Offerte par la France aux Etats-Unis, inaugurée en 1886, la Statue de la Liberté est née de l'imagination de Frédéric-Auguste Bartholdi. Voici les images impressionnantes de sa construction, à Paris. La tête de la statue, dont le corps n'était pas encore achevé, a été présentée au Champ de Mars durant l'exposition universelle à Paris, en 1878. © New York Public Library.
Des travaux de longue haleine
La construction de la Statue de la Liberté s'est étalée sur deux décennies. De l'idée d'Edouard de Laboulaye en 1865, à l'installation de cette œuvre à l'entrée du port de New-York, en 1886, plus de 20 années se sont écoulées. © New York Public Library.
Une tête gigantesque
Sur cette vue de l'extérieur des ateliers Gaget-Gauthier, à Paris, apparaît la tête de la Statue de la Liberté. Au final, l'ensemble de l'œuvre pèse 200 tonnes pour une hauteur de 46,5 mètres de haut, ou 93 mètres avec le socle. © New York Public Library.
Avec la griffe de Gustave Eiffel
Gustave Eiffel a remplacé l'architecte décédé Eugène Viollet-le-Duc sur le chantier de la Statue de la Liberté. C'est lui qui a imaginé l'armature, le squelette de cette œuvre. © New York Public Library.
Des plaques de cuivre
Les artisans ont travaillé avec des plaques de cuivre pour ériger la Statue de la Liberté, usant de la technique du "repoussé". Le monument est aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'Unesco. © New York Public Library.
Le modèle de la statue
Voici le modèle de la Statue de la Liberté qui a servi à ses concepteurs. Qui a inspiré Bartholdi pour le visage de cette sculpture ? Aujourd'hui encore, le doute demeure. © New York Public Library.
Une oeuvre titanesque et symbolique
Le tour de taille de la Statue de la Liberté ? 10 mètres de circonférence ! Celle qui célèbre l'indépendance des Etats-Unis, et aujourd'hui plus généralement la liberté, présente des chaînes brisées à ses pieds. Ces dernières symbolisent l'abolition de l'esclavage. © New York Public Library.
Manque de fonds
La main de la statue avec sa torche a été achevée en 1876, sa tête et ses épaules en 1878. Il fallut attendre 1800 pour que les fonds nécessaires à la construction aient pu être rassemblés, des deux côtés de l'Atlantique. De même, des collectes ont été organisées aux Etats-Unis pour construire le socle de la statue. © New York Public Library.
Assemblage et transport
Les pièces de la Statue de la Liberté ont été achevées en 1884. Elles ont dû être démontées l'année suivante pour le transport. D'abord envoyées à Rouen par le train, avant d'embarquer au Havre. Ici, les ouvriers en plein travail, en 1883. © New York Public Library.
Une esquisse de la Statue de la Liberté
Sur ce dessin s'élève la future "Statue de la Liberté éclairant le monde", le vrai nom de cette statue, située sur la petite île de Liberty Island, à l'entrée du port de New York. © New York Public Library
![]() |
| Frédéric-Auguste Bartholdi |
http://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de_la_Liberté
jeudi 5 juillet 2012
LA MYTHOLOGIE
A ses débuts, la mythologie romaine reposait essentiellement sur les mythes concernant l'histoire de Rome.
Plus tard, avec l'assimilation de la culture hellénique, la plupart des divinités locales - d'un caractère abstrait - furent oubliées, ou bien se sont confondues aux Dieux grecs dont le caractère anthropomorphique différa des précédents. Ces derniers évoquent en effet bien davantage l'homme et ses actions que les anciennes divinités romaines.
De fait, les romains se sont appropriés la mythologie grecque et le panthéon des divinités romaines est essentiellement occupé de Dieux de la Grèce antique. Néanmoins, quelques Dieux "locaux" ont relativement subsisté, tel que Janus, un roi latin qui aurait accueillit Saturne sur Terre, et est devenu le Dieu des ouvertures et protecteur des portes de Rome. Quant à lui, Saturne fut assimilé à Cronos.
Citons aussi Quirinus, le protecteur des agriculteurs. Avec Mars et Jupiter, ils formèrent la triade primitive de la mythologie romaine. Faunus, protecteur des troupeaux et Vesta sont aussi des dieux d'origine locale.
Equivalent grec
Symboles, identités
Attributs
Vénus Aphrodite
Amour, beauté, désir
Née de la mer
Colombe, rose, myrthe
Phébus Apollon
Beauté physique, beaux-arts. Jumeau d'Artémis
Lyre, flèches, laurier, soleil
Mars Arès
Guerre. Amant d'Aphrodite.
Casque, armes, armures
Diane Artémis
Chasse et chasteté, nature sauvage. Jumelle d'Apollon
Arc, carquois, croissant de Lune
Esculape Asklepios
Médecine. Fils d'Apollon
Serpent, baton
Minerve Athéna
Sagesse, art et métiers, victoire guerrière.
Bouclier, casque, chouette, olivier
Saturne Cronos
Roi des Titans et père de Zeus
Cérès Déméter
Agriculture, amour maternel
Epis de blé, faucille, sceptre
Bacchus Dionysos
Vin, fête
Vigne, panthère, thryse
Cupidon Eros
L'amour, le désir. Engendré du Chaos.
Tellus (Terra) Gaïa
La terre mère. Engendré du Chaos.
Pluton Hadès
Royaume des morts
Trône, barbe
Sol Hélios
Soleil, un titan.
Rayons, char
Vulcain Héphaïstos
Feu, métal. Epoux d'Aphrodite.
Enclume, marteau
Junon Héra
Mariage. Epouse de Zeus.
Paon, diadème
Mercure Hermès
Commerce, éloquence. Messager des dieux et des âmes.
Sandales et chapeau ailés, bélier
Vesta Hestia
Famille
Feu
Somnus Hypnos
Dieu du sommeil. Engendré par Erèbe (ténèbres) fils du Chaos
Léto
Maîtresse de Zeus, mis au monde Apollon et Artémis à Délos
Figurée avec ses enfants
Uranus Ouranos
Le ciel étoilé. Fils de Gaïa, Dieu père.
Proserpine Perséphone
Mort, renouveau. Fille de Déméter. Mariée à Hades.
Coq, plantes
Neptune Poséidon
Mer, vents et tempêtes.
Trident
Jupiter Zeus
Maître des dieux et de l'univers.
Foudre, aigle, sceptre
mardi 5 juin 2012
STALINE ET LES POLONAIS > KATYN
Le massacre de Katyn
Au printemps 1940, Staline décide de faire exécuter 15 000 officiers polonais faits prisonniers depuis septembre 1939.
Ce n’est que le 16 avril 1943, qu’une partie du charnier est découvert à Katyn, à la frontière de la Biélorussie et de la Russie, par l’armée allemande.
Aussitôt, les Soviétiques accusent les nazis du massacre. Il faudra attendre 1990 pour que la culpabilité de Staline soit enfin officiellement reconnue par l’U.R.S.S.

Katyn : un massacre programmé
Les 4 500 morts découverts à Katyn représentent l’élite de l’armée polonaise. Leur exécution fait partie d’un vaste plan conçu par Staline pour détruire les cadres politiques, militaires et intellectuels de la Pologne.
Le 5 mars 1940, Staline donne l’ordre d’exécuter les cadres militaires mais aussi les fonctionnaires ainsi que les représentants des classes aisées.
Il souhaitait éliminer tous ceux qui pouvaient constituer un obstacle à son annexion.
Le 17 septembre 1939, l’Union soviétique envahit la Pologne. 230 000 Polonais dont environ 15 000 officiers sont fait prisonniers.
Ils sont répartis dans les camps de concentration de Kozielsk, d’Ostachkov et de Starobielsk. Ils communiqueront avec leur famille jusqu’au printemps 1940 après quoi, plus personne ne saura ce qu’ils sont devenus.
Dégagement du charnier de Katyn en 1943. Auteur: Knobloch, Ludwig . (Deutsches Bundesarchiv). Licence
D’avril à mai 1940, 4 500 de ces prisonniers sont emmenés dans la forêt de Katyn, près de Smolensk.
Ils sont ligotés puis abattus les uns après les autres d’un coup de pistolet dans la nuque.
Les balles utilisées sont de fabrication allemande.
Les corps sont empilés dans sept fosses puis recouverts de terre.
La découverte du charnier
C’est le 16 avril 1943 que la découverte des charniers est rendue publique par Radio-Berlin : « des habitants de la région ont indiqué aux autorités allemandes un endroit où les bolcheviques avaient organisé des exécutions massives. »
Une commission d’enquête de la Croix-Rouge internationale, convoquée par les Allemands, a pu établir que toutes les victimes ont été exécutées avec des munitions allemandes, mais que les meurtres ont eu lieu avant l’entrée de l’armée allemande dans cette région.
Avril 1943, le charnier au moment de son dégagement. (Deutsches Bundesarchiv) . Licence
Où sont les corps des 11 000 prisonniers dont nul n’a jamais plus eu de nouvelles ? D’autres charniers existent-ils dans l’immense forêt biélorusse ?
Les autres victimes ont également pu être exécutées dans les camps soviétiques.
Une polémique qui a duré 50 ans
Deux jours après l’annonce de la découverte du charnier, les ondes soviétiques répliquent qu’il s’agit soit d’un cimetière, soit de victimes des exactions commises par les nazis.
En 1946, au procès de Nuremberg, les procureurs soviétiques essayent d’inscrire le massacre de Katyn au nombre des crimes nazis. Devant le peu de crédibilité de leur rapport, les Alliés refusent cette incrimination.
Avril 1943. Les paysans polonais sous la direction de médecins légistes allemands dégagent les corps. (Deutsches Bundesarchiv) . Licence
En 1951, une enquête américaine conclut à la culpabilité du N.K.V.D (police secrète). Cependant, le gouvernement soviétique continue de nier les faits.
En Union soviétique, jusqu’en 1990, on continue à enseigner dans les livres d’histoire la version officielle du gouvernement.
Cette même année, Mikhaïl Gorbatchev reconnaît la responsabilité de Staline dans ce massacre.
Les victimes de Katyn ont été enterrées. April 1943. (Deutsches Bundesarchiv).
Enfin, en octobre 1992, Boris Eltsine remet aux autorités polonaises à Varsovie la copie de l’ordre signée par Staline en 1940 qui a conduit à l’exécution de 14 700 prisonniers polonais.
La vérité historique a enfin été rétablie ce qui n’atténue en rien la monstruosité de cet acte décidé par un seul homme
lundi 19 décembre 2011
7 MILLIARDIEME
La 7 milliardième humain est asiatique
L’Asie, où vit les deux tiers de la population mondiale, a symboliquement accueilli aujourd’hui le sept milliardième être humain. Reste à savoir si le mérite en revient à l’Inde ou aux Philippines.
En effet la naissance d’une petite Philippine a été célébrée dans la liesse à Manille, célébrée comme étant la sept milliardième être humain. Danica May Camacho, née deux minutes avant minuit, est une petite fille de 2,5 kilos. Ses parents, Florante Camacho et Camille Dalura, ont été félicités par des fonctionnaires de l’ONU qui avaient apporté un petit gâteau pour l’occasion. Danica a reçu une bourse pour ses études et ses parents un pécule pour ouvrir un magasin.
« Le monde et ses sept milliards d’habitants forment un ensemble complexe de tendances et de paradoxes » mais la croissance démographique fait partie des « vérités essentielles au niveau mondial », a déclaré la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) aux Philippines, Ugochi Daniels. Selon l’UNFPA, les Philippines sont le 12ème pays le plus peuplé du monde, avec 94,9 millions d’habitants, dont 54% ont moins de 25 ans.
Une Indienne désignée par une ONG
Dans le même temps en Inde, une organisation caritative dédiée aux enfants a affirmé aujourd’hui qu’une petite fille née dans un centre de santé rural de l’Etat de l’Uttar Pradesh était le sept milliardième être humain. Plan International, une organisation basée au Royaume-Uni, a désigné Nargis, née à 07h20 locales d’une mère de 23 ans et d’un père de 25 ans dans le village poussiéreux de Mall, a déclaré une porte-parole de l’organisation caritative. L’organisation a suivi sept femmes dont l’accouchement était programmé aujourd’hui. Elle a choisi l’Uttar Pradesh en raison de son fort taux de fécondité et des indications des Nations unies selon lesquelles le sept milliardième être humain devait voir le jour dans cet Etat.
Avec 1,2 milliard d’habitants, l’Inde est le deuxième pays le plus peuplé au monde et il devrait dépasser la population de la Chine d’ici 2025, selon le Bureau américain du recensement. Les Indiennes ont en moyenne 2,7 enfants, selon les chiffres des Nations unies datant de 2009. Dans l’Uttar Pradesh, la moyenne est de 3,8 enfants par femme, selon le gouvernement local. Le gouvernement fédéral indien a désigné le milliardième Indien en mai 2000 mais il n’a pas l’intention de reconnaître officiellement la naissance d’un enfant au titre de sept milliardième être humain.
« Ce n’est pas une simple affaire de chiffre »
Quand le palier des 6 milliards avait été atteint en 1999, les Nations unies avaient alors choisi Adnan Nevic, un bébé né à Sarajevo, comme représentant du six milliardième habitant de la planète. Cette fois, l’ONU s’est gardée de désigner un « gagnant » à l’avance et plusieurs pays avaient prévu d’annoncer que l’heureux élu a vu le jour chez eux. Symbolique, le titre met surtout en lumière les défis de la croissance démographique pour la planète. Au total, l’Asie représente 4,2 milliards d’habitants et devrait passer à 5,2 milliards en 2052 avant de baisser progressivement. Mais la hausse la plus forte a lieu en Afrique, dont la population a dépassé le premier milliard en 2009 et le second est attendu d’ici 2044.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui marquera l’événement par une conférence de presse, a estimé que le passage aux sept milliards n’était pas à prendre à la légère. « Ce n’est pas une simple affaire de chiffre. C’est une histoire humaine », a-t-il déclaré dans une école new-yorkaise la semaine dernière. « Sept milliards de personnes ont besoin de nourriture. D’énergie. D’offres intéressantes en matière d’emplois et d’éducation. De droits et de liberté. La liberté d’expression. La liberté de pouvoir élever ses enfants en paix et dans la sécurité », a insisté Ban Ki-moon.
Inscription à :
Articles (Atom)














