mardi 15 mai 2012

LES TRICOTEUSES PENDANT LA REVOLUTION


La situation des femmes au début de la Révolution française

Les premières années de la Révolution française ont vu naître un courant en faveur d’une amélioration de la condition féminine. Très vite s’est posée la question des droits des femmes, dans le sillage de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789), selon laquelle « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit » (art. 1er). Rien n’étant prévu pour les femmes dans ce texte, Condorcet rédige le 3 juillet 1790 le traité Sur l’admission des femmes au droit de cité, où il déclare : « Celui qui vote contre le droit d’un autre, quels que soient sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors abjuré les siens. » Olympe de Gouges lui emboîte le pas en septembre 1792 avec sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dont le premier article fait écho à celui de la Déclaration des droits de l’homme : « La femme naît et demeure égale à l’homme en droits. » S’appuyant sur ce principe fondamental, Olympe de Gouges revendique pour les femmes la participation à la vie politique et au suffrage universel. Sur le plan civil, ce féminisme théorique entraîne l’adoption de plusieurs décrets qui visent à améliorer la condition des femmes : reconnaissance des droits des femmes dans les successions (8 avril 1791), institution du divorce (30 août 1792), admission des femmes comme témoins à l’état civil (20 septembre 1792).


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