mardi 15 mai 2012

CHARLOTTE CORDAY


Le conflit entre les Girondins et les Montagnards à la Convention

Créée le 20 septembre 1792 pour succéder à l’Assemblée législative, la Convention fut dominée dès ses débuts par les affrontements entre le parti de la Gironde et celui de la Montagne. Tout semblait opposer ces deux factions : les Girondins, issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers et dirigés par Brissot, Vergniaud, Pétion et Roland, se montraient attachés au libéralisme économique et, affichant des positions modérées, étaient peu enclins à prendre des mesures d’exception pour sauver la république ; les Montagnards, au contraire, que l’on appelait ainsi parce qu’ils siégeaient sur les plus hauts bancs de l’assemblée, se distinguaient par leurs positions beaucoup plus radicales et hostiles à la monarchie. Dominés par Robespierre, Danton, Marat et Saint-Just et s’appuyant sur le peuple, ils défendaient les revendications égalitaires des sans-culottes et furent les premiers à réclamer l’instruction du procès du roi et la guerre sans relâche contre les ennemis de l’intérieur.


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