mardi 15 mai 2012
LOUISE MICHEL ET SA LEGENDE
La répression des communards : le cas de Louise Michel
Institutrice républicaine, cantinière pendant le siège de Paris, oratrice au club de la Révolution, ambulancière et soldat, Louise Michel (1830-1905) semble avoir pris une part active aux combats sur les barricades de la Commune. Par ses autobiographies riches en détails et en anecdotes – Mémoires (1886) et La Commune, Histoire et Souvenirs (1898) en particulier –, Louise Michel la féministe anti-autoritaire a contribué à forger le mythe de la « Vierge rouge ». Elle se battit à Neuilly, Clamart et Issy, puis sur différentes barricades parisiennes et notamment sur celle de la chaussée Clignancourt qu’elle aurait tenue avec seulement deux camarades d’armes. « Les balles faisaient le bruit de grêle des orages d’été », écrit-elle dans ses Mémoires.
La mort de Louise Michel
Le 9 janvier 1905, Louise Michel mourait d’une congestion pulmonaire à Marseille où elle s’était rendue pour donner l’une de ses innombrables conférences en faveur de la cause libertaire. Depuis son retour de Nouvelle-Calédonie – elle y fut déportée dès 1872 pour sa participation à la Commune – et à la faveur de l’amnistie générale de 1880, Louise Michel avait connu une intense activité de journaliste, de pamphlétaire et de conférencière. Elle était ainsi devenue une incarnation populaire de la révolution.
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