mardi 15 mai 2012
SEVERINE, LA SOCIALISTE
Caroline Rémy, née en 1855 dans une famille de la petite bourgeoisie parisienne fut largement connue de ses contemporains comme « une des plus ardentes apôtres de l’idéal socialiste » jusqu’à son décès en 1929, dans sa propriété des Trois Marches, à Pierrefonds. Après de tumultueux débuts dans l’existence, elle rencontre Jules Vallès vers 1878, dont elle devient la secrétaire et qui lui apprend le métier de journaliste. Quelques années plus tard, elle lui offre l’occasion de publier à nouveau Le Cri du peuple, journal dans lequel elle choisit le nom de plume de Séverine, auquel elle restera désormais fidèle. A la mort de Vallès en 1885, elle ne peut s’opposer aux factions extrémistes et décide de quitter le journal en 1888. Pour vivre de sa plume, elle écrit d’abondance et avec lyrisme dans de nombreux journaux et revues, occupée de toutes les grandes affaires, des grandes grèves ou des grands procès. Dreyfusarde, pacifiste et féministe, n’hésitant pas à s’impliquer dans la vie politique, elle n’y entre cependant que tardivement, après avoir longtemps combattu le parlementarisme.
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